Villages rencontrés au cours de mes recherches





AVERARA
en construction





BONNEFONTAINE / LES FAISSES
en construction





CRANCOT






489 habitants
superficie 1437 ha


Origine possible du nom : diminutif de Crans un ancien village au dessus de la Seille qui aurait disparut. Cran signifie à la fois entaille et pierre, il désigne à la fois le cran de Baume et la pierre du plateau sur lesquels Crançot est bâti.

Géographie du Jura
A ROUSSET

Crançot était traversé par la voir romaine de Poligny à Lyon, et son sol restitue de nombreuses antiquités.
Dans la plaine appelée la Fin d'An, entre Mirebel et Crançot, existait un village considérable connu sous le nom de ville de On, dont les titres ne font plus mention dès le XIV ème siècle.
La pierre de Crançot est, avec celle de Saint-Maur, la plus estimée du Jura.

extrait de " Crançot village jurassien 1421-1921 "
MP RENAUD 2000

Crançot est un petit village jurassien dont l'originalité intéresse l'histoire du Jura et de la Franch-Comté.
Situé au dessus de la célèbre reculée de Baume les Messieurs, Crançot est occupé depuis la préhistoire. Ce site géologique unique a favorisé particulièrement ce village qui possède des carrières de calcaire fin connu dans la France entière et exploité depuis l'Antiquité.
Jusqu'au XX ème siècle, l'agriculture a été intimement liée à l'activité de taille de la pierre. Ses paysans ont su aller savoir faire artisanal et tradition agricole.
L'image d'Epinal du paysan routinier courbé sur sa charrue mérite une fois de plus d'être corrigée, ainsi que celle de la mainmorte. En effet, les Crançotiers, organisés en communauté non dénuée de tout pouvoir, ont établi jusqu'à la révolution des relations conflictuelles avec les abbés de Baume dont ils dépendaient.
Crançot village de tailleurs de pierre, possède un patrimoine rural original : ferme à toits de laves, bâtiments publics en belle pierre tailée, art funéraire.

extrait de " Crançot village jurassien 1421-1921 "
MP RENAUD 2000

Liste de chefs de famille qui payent au duc et comte de Bourgogne à cause de son château et seigneurie de Montmorot, la somme et quantité de douze quintaux d'avoine, mesure de Lons le Saunier et de Montmorot, chaque an, le jour de feste de saint Martin d'hiver.

1456
  • guillaume billard
  • huguenin billot
  • emard blinxtzer
  • jean bouchard
  • jannot cretino
  • jean dufourd
  • guyenon du fayet
  • emmonot foreston
  • estienne gaudot
  • jacot girod
  • estevenin girod
  • gruyer goy
  • henry joly
  • emonot joly
  • jean lounier
  • jacob mareschal
  • junot michel
  • jean michel
  • obrocollier
  • jean perrier
  • jacob prost
  • guyot prost
  • estiene prost
  • junot prost
  • jean reymonde
  • guillaume richard
  • emonnin richard
  • aubry sergent
  • girard thiebaud
  • jean vichard
  • ethevenin vuichot
  • huguenin vinchot
  • aubey vinchot
  • girard vinchot
  • junot vinchot
  • jean vinchot










1548
  • claude billaud
  • jean blanchard
  • jean brabanet
  • jean blanchard, fils de pierre
  • jean brenot
  • jean cretenoz
  • claude cretenoz
  • pierre girod couturier
  • guillaume dufourg
  • regnaud gabasson
  • anathoil girod
  • anathoil girod
  • guillaume girod
  • jean girod gercet
  • jean girod camuz
  • jean girod goutin
  • claude girod mahuet
  • pernin fils de pierre girod magnin
  • pierre joly
  • estienne joly
  • pierre joly
  • jean marechal
  • nicolas marechal
  • anathoil michel
  • pernin prost
  • andré richard
  • jean richard
  • anthenin richard
  • claude richard dit petoz
  • antoine richard piron
  • humbert roy
  • jean roy
  • pernin roy dit ruichard
  • jean roy tabourot
  • regnaud trabanet
  • jacob turet
  • jean vuillemin père
  • jean vuillemin le jeune
  • claude vuichot
  • pierre vuichot dit genin
  • jacob vuichot galion
  • pernin vuichot garnier
  • claude vuichot robin
  • jean vuichot carroz


GRANGES SUR BAUME



en construction
MIREBEL






202 habitants
superficie 1996 ha (900 ha de forêt)


Origine : Mirebel, Mirabilis, Mirebeau = belle vue, beau site.

Revue cantonale officielle 2001

Un document mentionne l'existence de Mirebel en 1166. Le château était l'un des plus considérable du Jura. Il existait déjà au XII ème siècle. Détruit par Louis XI en 1479 et Henri VI en 1595, Mirebel était un bourg fortifié. Construction de forges en 1685, abandonnées en 1790. Deux foires, une pour la Saint Jean Baptiste et pour la Saint Nicolas.

Géographie du Jura
A ROUSSET

Mirebel, que traversaient deux chemins très anciens tirant l'un de Champagnole à Lons le Saunier, et l'autre d'Arinthod à Salins, se trouve à l'entrée d'une gorge reserrée entre la côte de Guet et la montagne de Haute-Roche. On y rencontre de nombreux vestiges du culte druidiques.
Le village détruit de Trebion était sur son territoire.
La seigneurie était l'une des plus importantes de la province et avait, dans ses dépendances, de magnifiques forêts. Elle appartint successivement aux seigneurs de Vienne, de Rye et de Chalon-Auxerre.
Mirebel se composait au moyen âge, de trois quartiers : le château, le bourg et la ville.
Le château occupait le sommet d'une montagne, d'où l'oeil pouvait facilement embrasser une étendue de 150 kilomètres. Le bourg était situé au pied occidental du château et était clos de murs percés de deux portes. La ville était au sud-ouest du bourg. Depuis l'ouverture de la route de Champagnole, en 1740, le principal quartier s'est groupé sur ses bords.
Mirebel est la patrie de M. Joseph d'Olivet, conseiller d'honneur de la Chambre des Comptes de Dole et membre de l'Académie française, auteur de plusieurs ouvrages de littérature très estimés.

Le Progrès 31/07/1995

Mirebel la belle




Gilbert Cousin, l'illustre secrétaire d'Erasme, décrivait ainsi, au XVIème siècle le site de Mirebel : "Nulle autre place, dans toute la Bourgogne, ne montre de ruine aussi mémorable...". Donc déjà à cette époque, le château n'était que souvenie. La mort du Téméraire, en janvier 1477, avait déclenché un processus mortel qui fit disparaitre, par le feu, pas moins de 52 forteresses dans le seul département du Jura !
Charles d'Amboise, Craon, rasèrent, démantelèrent tous les écueils sur lesquels auraient pu achopper les desseins de leur maître Louis XI. Bien peu s'en relevèrent. Pourtant la position de Mirebel sur un piton rocheux de l'Heute, que la route stratégique de la Saône aux montagnes, ne pouvait ignorer, accumulait les avantages. Les temps reculées s'accomodaient du difficile passage de Tournebise au pied nord-est de la forteresse. L'amiral Jehan de Vienne, au 14 ème siècle, dessinant un nouveau tracé qu'emprunte encore la RN 471, ne supprima point l'intérêt de la position. Surtout, l'arête de roche était facile à équiper, jamais plus de 20 m de large sur une longueur modulable en fonction des moyens dont on disposait. Au maximum, le château mesure plus de 400 m de long, sans que cet étirement nuise en rien à son potentiel guerrier. En 1558, il restait encore "une belle et haute tour, sise au milieu du château couverte de lave..." Mais un autre roi de France, Henri IV acheva l'oeuvre de son ancêtre " ... lesquels châteaux, par le temps des guerres des François, qui furent envyron 50 ans, furent ruynez...".
Un sentier parcourt encore l'arrête de l'Heute. Mais ici, sur ce cheminement qui n'a pas d'autre choix que de suivre le vieux chemin de ronde, l'ancienne organisation, mieux que partout ailleurs, se lit pas à pas. On quitte le fossé sur lequel était lancé le pont-levis, puis on pénètre dans la grande cour qui elle-même précède le donjon... La confusion qui règne habituellement dans une ruine médiévale n'a pu envahir Mirebel. Tout sur cette lame de couteau se discerne logiquement, si l'on y prête attention.

Maires de la commune
1900 BARBAUD Ferdinand
1904 BARBAUD Ferdinand
1908 BARBAUD Ferdinand
1912 GRANDVAUX Léon
1919 MOUREAUX Henri
1925 MOUREAUX Henri
1929 DE CHASSEY Gabriel
1935 MOUREAUX Henri
1944 BARILLOT Marcel
1949 POUILLARD Ernest
1950 BARILLOT Marcel
1954 VUILLEMENOT Irénée
1959 VICHOT Marcel
1965 MOUREAUX Jean
1967 REVERCHON Noël
1975 BARBAUD Ferdinand
1977 BARBAUD Ferdinand
1983 SANTONNA Marcel


VERGES







169 habitants
superficie 636 ha
bois communaux : 226 ha
bois privés : 66 ha
voirie communale : 8km7
voirie association foncière : 9km4


Origine possible du nom : Vergius nom d'homme gaulois.

Extrait du livre
"On a sauvé l'école au village"
R. BELPERRON 1979

Les géographes nous apprennent que le Jura, à partir de la plaine bressane, est un vaste escalier qui monte en marches successives pour atteindre des sommets dont le plus haut, le Crêt de la Neige, culmine à 1723 mètres, pas un de plus, pas un de moins, puis dégringole brutalement sur la plaine suisse, le lac de Genève et le pays de Gex
Verges est situé sur la première marche de cet escalier, sur le premier plateau, à quelques quatre cents mètres d'altitude. Pâturages, champs de céréales (maïs surtout) y alternent, bordés de bois feuillus et séparés de petits murs de pierres sèches, les murgers, qui , après le remembrement, risquent hélas ! de disparaître, ainsi que les haies qui bordents les chemins.
Le village est bien groupé autour de son église et de son école, poussant quelques tentacules au delà du bourg proprement dit. Les maisons sont cossues, certaines encore recouvertes de larges pierres plates sur une indestructible charpente de chêne. Un joli petit château qui ne mérite pas l'abandon dans lequel il est laissé, dresse sa silhouette moyenâgeuse à l'orée du village.
Verges, c'est le calme de la campagne, c'est le reposant spectacle de la nature encore respectée, c'est la joie des yeux parcourant des immensités vertes, et, pour les poumons, le sensuel plaisir d'aspirer à grandes goulées un air vif et encore pur. Ne dit-on pas que le climat de Verges guérit l'asthme ?
Si Verges est un peu à l'écart des grandes routes, à une quinzaine de kilomètres de Lons le Saunier, le chef-lieu, il ne faut tout de même pas prendre pour argent comptant cette affirmation d'un journaliste parisien prétendant que "ses chemins ne mènent nulle part". Le pauvre avait sans doute trop fait honneur à ce merveilleux petit vin des côtes du Jura dont les ceps sont tout proches, ou gouté au fastueux "vin jaune" de Château-Chalon, ou trempé ses lèvres dans le liquoreux "vin de paille" que l'on ne déguste à petits coups que dans les grandes occasions.

Verges, 98 habitants, nous apprend le calendrier des postes de 1978 ; mais le calendrier n'est pas à l'heure, car aujourd'hui Verges n'en compte pas moins de 124. Parmi ceux-ci, beaucoup de retraités certes, mais il y a tout de même 20 enfants d'âge scolaire qui fréquentent les classes primaires, sans compter ceux qui vont chaque matin à Lons le Saunier, qui dans un collège, qui dans un lycée de la ville. On compte aussi quelques cultivateurs (6 exploitations) et des ouvriers qui vont travailler au chef-lieu ou à Publy.
Pas de café, le dernier a fermé en 1965. La fromagerie ? Plus de coulée depuis 1973, et les producteurs de lait le vendent à la centrale laitière de Belfort qui, chaque jour, vient le ramasser dans un camion citerne. Quant à la gare, toujours pimpante et solide, il y a belle lurette qu'elle n'a pas vu passer de trains.

Reste l'école

Maires de la commune
1804 FELIX Claude Eugène
1820 BAUGIER Augustin
1830 DAYET Jean Humbert
1837 CHOMEREAU Jean Baptiste
1839 BAUGIER Augustin
1840 CHAPUIS Claude François
1843 CHAPUIS Jean Joseph (maire démissionné)
1848 DAYET Jean Humbert
1855 CHAPUIS Jean Joseph
1875 DAYET Arsène
1881 BAUGIER Constant
15 Mai 1892 De CHOMEREAU de Saint-André Gaston
17 Mai 1896 De CHOMEREAU de Saint-André Gaston
13 Août 1903 DAYET Auguste
17 Mai 1908 CRINQUANT Jules
19 Mai 1912 CRINQUANT Jules
5 Janvier 1913 GUICHARD Erman
8 Décembre 1919 De CHOMEREAU de Saint-André Charles
17 Mai 1925 De CHOMEREAU de Saint-André Charles
19 Mai 1929 De CHOMEREAU de Saint-André Charles
17 Mai 1935 De CHOMEREAU de Saint-André Charles
6 Mai 1945 BLONDEAU-PATISSIER Louis
30 Octobre 1947 BLONDEAU-PATISSIER Louis
11 Mai 1953 BLONDEAU-PATISSIER Louis
7 Mai 1960 CHALUMEAUX Denis Georges
27 Mars 1965 CHALUMEAUX Denis Georges
28 Mars 1971 CHALUMEAUX Denis Georges
17 Mars 1977 CHALUMEAUX Denis Georges
18 Mars 1983 CHALUMEAUX Denis Georges
17 Mars 1989 FAIVRE Gérard
24 Juin 1995 FAIVRE Gérard


La voie ferrée
Lons - Champagnole

Bernard RAMBOZ
Le Lien
Bulletin municipal de Verges
Janvier 2004

La construction de la ligne a débuté en 1886. L'inauguration eut lieu en 1891.
Longueur de la ligne : 45 km
Gares : Conliège - Publy / Vevy - Verges - Châtillon - Halte de Mirebel - Pont du Navoy - Crotenay


A l'origne la ligne était gérée par la compagnie PLM (Paris-Lyon-Marseille). C'est le 1er Janvier 1938, avec la nationalisation de toutes les compagnies (Paris/Orléans, Nord/Est, Etat, PLM) que la ligne passera sous la tutelle de la SNCF. Le coût des travaux de construction dépassera les 10 millions de francs de l'époque prévus, en raison de nombreux ouvrages d'art nécessaires, notamment dans la reculée de Revigny.

Cependant la réalisation de cette voie ferrée eut l'avantage de mettre Lons le Saunier en liaison avec les villes de Haut-Jura (Champagnole - Morez - Saint-Claude) et de l'ain (Oyonnax - Nantua).

La ligne était à voie unique à écartement normal (1.44 mètres). Ceci permettait au transport en provenance de la ligne Lyon/Strasbourg de rejoindre à Champagnole la ligne Andelot/La Cluse, et vice versa sans transbordement. A noter que Champagnole était relié à Andelot depuis 1867, mais il fallut attendre 1900 pour parvenir à Morez et 1912 pour Saint-Claude.

D'après un document de 1897, le temps de parcours pour les voyageurs étaient de 1 heure 35 entre Lons et Champagnole.

La gare de Verges était gare de croisement. Sur les coups de midi se croisaient deux trains de voyageurs en provenance, l'un de Lons, l'autre de Champagnole.

De Verges, on pouvait aller à Lons le matin et rentrer à midi. Idem l'après midi. Bien entendu, pour aller prendre le train, le déplacement se faisait le plus souvent à pied.

A l'origine, à l'intersection voie ferrée/route, une maisonnette était construite permettant le logement d'un garde barrière.
On peut en voir un exemplaire en parfait état, dans le virage en dessous de Châtillon. La gare de Verges était encadrée par deux de ces maisonnettes, l'une derrière la côte de l'heute, utilisée un moment comme relais chevaux, l'autre dans le bois de Publy, appelé je crois, maisonnette du bois brûlé.

Elle fût habitée par le couple MALFROY, la femme garde barrière, l'homme poseur. Le couple par la suite vint habiter le village (la maison brûlée derrière chez Gilbert BUTTY).

Le dernier chef de gare que j'ai connu était Mr DUPONT, qui en retraite, vint habiter la maison actuellement occupée par Mr JANIER-DUBRY. La gare ayant perdu de l'importance, c'est une gérante, Mme CURE qui fût nommée.

A noter que cette dame avait deux fils qui venait à l'école du village à pied et que le midi, ils allaient manger vers leur mère par tous les temps et faisaient l'aller et retour en courant.
Jusqu'avant la guerre de 1939-1945, le trafic de la gare de Verges était très important : expédition debois et de bestiaux et réception de matériaux, de charbon et de vin. On venait expédier et réceptionner de Blye et de Pont de Poitte (l'utilisation du tacit Lons/Saint-Laurent à voie métrique imposait un transbordement à Lons le Saunier).
Alors que le trafic voyageur avait été supprimé et qu'il ne subsistait qu'une desserte marchandise vers 1950, 2 trains de voyageurs furent mis en route. Ils acheminèrent les écoliers et collégiens de Lons se rendant à la fête annuelle des écoles organisée à Champagnole (je faisais partie de ce dernier transport de voyageur sur la ligne).
Comme toutes les gares, la gare de Verges avait son bistrot "Chez Hugon" qui dût cesser son activité en 1948.

Patronymes relevés entre 1843-1853 (actes de naissance)

  • Barbier
  • Béridey
  • Chaney
  • Cottey
  • Dumas
  • Emonos
  • Gros
  • Lacroix
  • Nicolas
  • Oudet
  • Magnin


Patronymes relevés entre 1853-1863

  • Baugier
  • Chapuis
  • David
  • Laurencey
  • Paget
  • Vaudry


Patronymes relevés entre 1863-1873

  • Félix
  • Grillot
  • Michaud
  • Paillard


Patronymes relevés entre 1883-1893

  • Benoit
  • Dayet
  • Fom
  • Garibaldi
  • Grandvaux
  • Gurnel
  • Hugon
  • Jacquemard
  • Maire
  • Marguet
  • Mazier
  • Milon
  • Momoyen
  • Moroni
  • Mouillard
  • Ottino
  • Prost
  • Pugin
  • Ramboz
  • Rampin
  • Regard
  • De Sy
  • Taggini
  • Thurel
  • Trouillot


Forêt de Verges

Lieu Superficie Essences rencontrées
Le tartre 58ha12 taillis divers 97 %
plantations 3%
La pleigne gros buisson 25ha17 taillis divers 90%
résineux ensemencement naturel 10%
Combe de France 32ha55 taillis divers 95%
résineux en petits bosquets 5%
Le chaumois 44ha48 taillis divers 95%
résineux en petits bosquets 5%
Le chaumois 32ha88 résineux plantation de 30 ans 75%
hêtres plantations de 15 ans 25%
Nequidar 8ha16 résineux épicéas plantation de + 30 ans 50%
hêtres semis naturel : 50%
Nequidar 9ha40 taillis divers non exploités (forte pente)
hêtres semis naturel
Le montaignier 1ha43 résineux de + 50ans 95%
taillis divers 5%
La ferrière 4ha41 hêtres plantation 65%
résineux plantation 35%
La ferrière 9ha32 taillis hêtres naturel
nombreux semis naturel divers


Fiche de visite du château de Verges (environ 1995)

Le premier château de Verges était une demeure militaire qui appartenait au seigneur de Verges, famille connue surtout au XIII ème siècle. Situé à environ 200 mètres à l'est de celui-ci, sa grosse tour carrée, sise sur une motte féodale, servait à protéger la vallée qui menait au château de Binans.
En 1556, Jean de Verges fut contraint de vendre ses terres et tous les droits seigneuriaux qui l'accompagnaient. L'acheteur Philibert de Vautravers, Capitaine et gouverneur du val de Voiteur, rasa l'ancien château et commença la construction du château actuel en 1562. L'emplacement actuel parait fort peu propice à la défense militaire et en 1639, Verges fut pris par les suédois alors alliés du roi de France. Certaines chroniqueurs parlent d'une défense acharnée du village et de son château, d'autres d'un réddition rapide. Mais tous évoquèrent une terrible épidémie de peste. Le village fut brûlé et les habitants qui ne s'étaient pas enfuits dans les bois furent massacrés.
Depuis sa construction la propriété est passée entre les mains de diverses familles (de Fussey, de Montrichard, d'Aubarède,...) En 1727, Monsieur Paul Alexandre d'Aubarède la vendit à Jean Baptiste Chaillet de Rochejean, avocat au parlement. Depuis, elle est resté dans cette même famille jusqu'en 1988 date à laquelle Monsieur Aymar de Chomereau la vendit à Monsieur et Madame Fabry, propriétaires actuels.
An 1985, le château a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, et en 1992, il a été classé monument historique. C'est le seul château de la région à avoir gardé son toit de laves.
En 1746, dans la nuit du 31 Août, un violent incendie ravagea le château, ne laissant que les murs. Lors de sa restauration, la partie ouest du château disparut dont on sait peu de chose mais on trouve encore le soubassement d'une grosse tour au nord ouest où partirait un souterrain qui devait ressortir quelques centaines de mètres plus loin dans les bois de l'Heute ; d'autre part les restes de ce qu'il semble être une cheminée laisse supposer que le bâtiment initial était en forme de U.
Cette partie nord du château était en fait une cour intérieure fermée par un pont levis sur un fossé profond, qui est maitenant en partie comblé. L'entrée principale était peut-être celle de la cave qui était probablement alors la salle des gardes bâtie suivant les modèles anciens, c'est à dire en dessous du sol, avec très peu d'ouvertures sur l'extérieur. La salle voutée qui se trouve au rez de chaussée à côté de la cuisine serait ni plus ni moins que la partie supérieure de la salle des gardes.
Le rez de chaussée du batiment a gardé son caractère austère de forteresse du XVI ème siècle : salles voutées, petites ouvertures. On remarquera l'épaisseur des murs qui peut atteindre 1.8 m par endroits. Dans la cuisine, on remarquera la grande cheminée qui couvre tout un pan de mur et abrite un four à pain. Sous une fenêtre, un "potager" servait à garder les plats au chaud : de la braise était déposée sur les grilles prévues à cet effet. L'alimentation en eau de citerne se faisait grâce à la pompe située dans l'angle à droite en entrant.
La salle à manger se distingue par sa voute originale en forme de parapluie. C'est l'une des 2 voutes de ce genre existant dans la région. Un placard situé juste derrière la cheminée de la cuisine permet à la chaleur de se diffuser dans les deux pièces.
L'accès aux étages se fait par deux escaliers à vis, l'un partant de la salle à manger, l'autre de l'entrée principale actuelle située à l'est. Dans cette entrée dont le volume est pour le moins surprenant, se trouve une pierre gravée rappelant la date de construction du château par Philibert de Vautravers.
Le premier étage, l'étage noble a certainement été modifié au XVIII ème siècle lors de la restauration qui suivit l'incendie. Les pièces sont beaucoup plus hautes et bénéficient de larges ouvertures. La salle d'armes, de grandes dimensions porte encore des traces de la couleur marron qui couvrait tous les murs des pièces de séjour, comme s'en était la mode au début du siècle, époque des derniers travaux effectués par les anciens propriétaires. L'oratoire en encorbellement prolonge cette pièce : son plafond est vouté et la fenêtre est en forme d'ogive. L'autel en bois qui s'y trouvait est actuellement dans l'église de Verges.
Le salon, de vastes dimensions est une des pièces les mieux éclairées du château. Son parquet, est tout à fait remarquable. Du salon on accède à une chambre située dans la tour sud est. La pièce est carrée et à chaque angle se trouvent des meurtrières uniques en leur genre : la pierre en forme d'oeuil qui se trouve au centre peut pivoter sur elle-même ce qui donnait au tireur qui s'y trouvait un angle de visée important. Le plafond à la française est posé sur des corbeaux en pierre.
De l'autre côté du salon, on accède aux chambres. Des alcôves protègent les dormeurs du froid. Une petite porte sur le côté facilite l'accès à l'autre côté du lit. Les chambres communiquaient entre elles par une porte non visible du couloir en toute discrétion. Cette chambre donne l'accès à l'autre tour dans laquelle se trouve une autre pièce carrée avec un plafond à la française et qui accueille aujourd'hui la salle de bain.
Le mur d'enceinte qui entoure complètement la propriété est ponctué de deux petites tours de guet. Al'angle sud ouest du mur d'enceinte se trouvait le caveau de la famille de Chomereau. En 1921, les tombes furent transférées au cimetière de Verges. A l'extérieur des murs se trouvent des granges désaffectées aux magnifiques charpentes.
A l'origine on accèdait au château par la porterie qui est aujourd'hui le logement du gardien. Elle était défendue par une tour dont on devine encore le départ.

Fouille 2000/2001
Château de Verges

J-C Jeanjacquot
G-N Lambert
J-J Schwien
D Vuillermoz

Le château de Verges est un bâtiment initialement quadrangulaire, globalement du XVI ème siècle, fortement transformé et restauré à plusieurs reprises, notamment au XVIII ème siècle, un incendie l'ayant touché en 1746. Ces transformations ont détruit, en particulier, deux des tours d'angle, dont il ne reste que les parties basses, enterrées aujourd'hui. C'est l'une de ces tours qui a fait l'objet de la surveillance.

Le travail a commencé, avec des élèves dans le cadre d'une activité pédagogique, par le déblaiement du ratier de la tour nord qui avait été transformé en décharge locale, essentiellement comblé après la dernière guerre mondiale. Quatre bouches à feu, une fenêtre de ventilation, deux placards ménagés dans la maçonnerie, et l'escalier d'accès, ont été entièrement dégagés. Le nettoyage intérieur, conduit jusqu'au bed-rock, va montrer qu'avant d'être ainsi utilisé en décharge, le ratier a dû être intégralement vidé, car aucun dépôt plus ancien n'y a été trouvé. Le dégagement de l'escalier d'accès (descendant) va montrer qu'il existe devant la tour un système qui permet à la fois d'accèder à son sous-sol (ratier) et à ses étages. Le plan de ce système d'accès est identique à ceux qui sont conservés dans le château pour accéder aux tours d'angle encore en place.

Un relevé précis de la tour, de ses éléments de défense et de ses abords a été effectué. Des plans et des croquis ont été levés. Le travail se fait en collaboration avec les propriétaires et l'architecte en charge du château dont une partie est classée. Un relevé général du château a été réalisé à la fois par l'architecte et les archéologues. L'une des caves a fait l'objet d'observations particulières. En effet, deux piliers intérieurs soutenant des voûtes d'arêtes, semblent avoir été réhaussés, pour supporter ces voûtes, au moment des restaurations du XVIII ème siècle. Ce remaniement a perturbé le niveau de circulation du rez-de-chaussée dont la partie touchée n'est plus de plain-pied.

Le système défensif de la tour fouillée pendant l'été 2000 est parfaitement conservé : quatre bouches à feu, dont deux à rotules, accompagnées d'une fenêtre d'aération (évacuation des fumées de tir) et de deux placards à feuillure. Ce modèle de cannonnière à rotule se retrouve dans les deux tours conservées, à tous les étages. Elles permettent de couvrir systématiquement et uniquement les murs d'enceinte alors que les autres bouches, de facture différente, sans rotule, visent les abords. La rotule est un cylindre en pierre calcaire d'une trentaine de centimètres de haut, d'une vingtaine de centimètres de diamètre, percé d'un trou horizontal d'une quinzaine de centimètres. Une perforation centrale creusée à la base permet à la rotule de pivoter sur un pointeau de fer scellé dans l'ouverture. Les pierres d'encadrement, destinées à recevoir les rotules sont taillées de façon à réserver un logement qui permet la rotation du cylindre. Les occupants de la tour pouvaient ainsi avec la main, ouvrir ou fermer la bouche à feu en faisant pivoter la rotule sur son axe. Ce type d'élément défensif n'a pas d'équivalent dans la région à notre connaissance.
Rousset (à compléter)

Verges :

arrondissement de Lons, canton de Conliège, distribution de poste de Mirebel, perception de Vevy.
A 10 km de Conliège, 14 km de Lons.
Altitude 507 m.

Le territoire est limité au nord par Vevy, au sud par Binans, à l’est par Blye et Châtillon sur Curtine, à l’ouest par Vevy et Publy. Il est traversé par les chemins viscéraux tirant à Vevy, Blye, Mirebel, Crançot, Publy et de Vevy à Châtillon sur Curtine. Le village est situé au pied occidental de la chaîne de l’Heute sur un plateau en grande partie couvert de bois. Les maisons sont groupées, construites en pierres et couvertes en laves.

Population en
  • 1790 : 231 habitants
  • 1846 : 239 habitants
  • 1851 : 238 habitants dont 166 hommes et 112 femmes.
  • 1856 : 220 habitants, 35 habitants/km², 59 maisons, 60 ménages

Les plus anciens registres de l’état civil date de 1792.

Cadastre exécuté en 1817 :
  • Surface territoriale : 616 h divisées en 989 parcelles que possèdent 114 propriétaires, dont 6 forains.
  • Surface implantée : 609 h
    • 270 h en bois et taillis
    • 253 h en terres labourées
    • 76 h en pâtures
    • 4 h 56 a en prés
    • 2 h 13 a en jardins
    • 1 h 96 a en sol et aisances de bâtiments
    • 54 a en vergers
    • 9 a en bois d’agréments
Revenu cadastral de 12628 F, cont. dir. en princip. 1503 F.
On y cultive blé, maïs, méteil d’orge et d’avoine, pommes de terre, lentilles, chanvre, peu de foin, beaucoup de fourrages artificiels.
Un hectare de terre se vend 2400 à 3000 F, il de loue 50 F au plus.
On y élève bœufs, vaches, porcs, chevaux, mulets, chèvres et 100 ruches d’abeilles.
Les habitants fréquentent les marchés de Lons. Les principales ressources sont l’agriculture et la vente de bois. La population est principalement aisée. Il y a un chalet où l’on produit 8000 kg de fromages par an façon gruyère. Il y a aussi un menuisier.

Entre le bassin de l’ain et le plateau ondulé qui se termine brusquement sur le vallon qu’arrose la Vallière, se dresse la chaîne de l’Heute, couverte de noires forêts. Près de la base occidentale de cette côte se trouve Verges, caché dans un pli de terrain. De grands massifs de bois lui ferment l’horizon. Qu’on gravisse la montagne qui lui sert de rideau à l’est, et aussitôt on jouit d’un magnifique panorama. D’un côté, se déploient les plaines de l’Ain et les ruines du château de Mirebel, de Châtillon, de Mont-Saint-Sorlin, de l’Aigle, de Binans, de Beauregard, et de l’autre les plaines de la Bresse, le bourg de Montaigu qui semble suspendu dans les airs, les châteaux de Montmorot, du Pin et les pics bleuâtres des environs d’Orgelet et Arinthod.

Une route très ancienne traversait le territoire dans le lieu dit le bois de la Latte, mais il n’aboutissait pas au village. On l’appelait le chemin de Rette ou le grand chemin de Lons le Saunier à Blye. Celle moins importante, qui reliait Verges à Vevy était nommé la Pérouse et venait aboutir dans ce dernier lieu à la voie romaine d’Orgelet à Salins. L’existence de ce village n’est constatée par aucun titre antérieur au 13 ème siècle.


Seigneurie :

Verges était dans l’origine un membre de la baronnie de Binans et était administré par un prévôt qui y exerçait la justice moyenne et basse. Pierre, seigneur de Verges, ayant acquis de Jean de Vienne, sire de Pagny et de Binans, certains meix, maisons, hommes, cens et autres droits qu’il possédait à Verges, ainsi que la haute justice non seulement sur les domaines vendus mais encore sur ceux qu’il possédait déjà dans ce village, le duc Philippe le Bon en sa qualité de seigneur d’Orgelet depuis la confiscation des biens de Louis de Chalon-Auxerre et de suzerain de Binans confirma ce don par une charte du 28 septembre 1434 et permit à Pierre de Verges d’ériger des fourches patibulaires pour l’exécution des criminels, « en raison, dit-il, de la difficulté qu’il y avait de conduire les malfaiteurs depuis Verges aux fourches de Binans et de la résistance qu’ils opposaient souvent en chemin. » Dès ce moment, Pierre de Verges et ses successeurs instituèrent un bailli et tous les autres officiers nécessaires à l’exercice de la justice. Le signe patibulaire fut élevé « sur une motte dite devant Raitte proche le grand chemin tirant dois Blye à Lons le Saunier. »

Sur les dîmes de Verges, et firent hommage la même année, à l’église de Saint Claude, des dîmes des terres de Vuarges et de tout le diesme qu’ils levaient en la paroisse d’illec, à la charge d’un cens de deux quartaux de blé ; à la mesure de Lons le Saunier. »
Jacques, fils de Girard de Verges, se rendit à Blye en 1307, près d’Odon de Vaudrey, abbé de Saint Claude, et lui prêta serment de fidélité pour le tiers des dîmes de Verges et pour sa part dans celles de Blye.
Ameyron, veuve d’Aldhéric II de Verges, damoiseau, agissant aux noms de Bernard, Richard et Odette, trois de ses enfants, vendit, en 1309, à cet abbé, tout ce que ces derniers prélevaient sur les dîmes de Blye ; Renaud, son fils aîné, conserva seul sa portion.
Nicolas de Vevy et Poncette, son épouse, l’une des filles d’Albéric de Verges, consentirent, en 1319, à faire hommage à Jean de Chalon Arlay 1er, comme seigneur de Châtillon sur Curtine, d’un chasal et d’un curtil qu’ils possédaient à Verges, moyennant une somme de 6 livres qui leur fut payée comptant.
Richard de Verges, seigneur de ce lieu, fit partie des nobles qui s’enrôlèrent en 1336 sous la bannière de Jean II, baron d’Arlay, pour combattre Eudes IV, duc et



Il mourut en 1390. Pierre de Verges, en acquérant les droits que Jean de Vienne, sire de Binans, avait à Verges, devint, en 1434, seigneur haut justicier de ce village, et avança ainsi dans la hiérarchie féodale. Renaudine, l’une de ces filles, s’allia le 14 Septembre 1492, à Aymé du Saix, et en eut huit filles.
Humbert, frère de cette dame, épousa Agnès de Frontenay et testa en 1449. Jean, seigneur de Verges, fils d’Humbert de Verges, n’ayant pas eu d’enfants d’Antoinette, fille d’Antoine de Beyviers, sa première femme, contracta une seconde alliance beaucoup plus brillante que la première.
Il épousa, avant 1509, Françoise de Plaine, dame de Mantry et de Mauffans, fille aînée de Jean de Plaine, chevalier, seigneur de Mantry, conseiller-chambellan de l’archiduc Philippe et premier chevalier d’honneur au parlement de Dôle, et de Ferrie de Cluny nièce du cardinal de ce nom.
Thomas de Plaine, fut conseiller au souverain conseil de Malines, puis chef des conseils et président des parlements de Bourgogne, et enfin chancelier de l’empereur Maximilien et de l’archiduc Philippe.
Jeanne de Verges, dame de Mantry, issue de ce second mariage, épousa Pierre de Corent, écuyer




Res et de Vauluysant. Il est probable que cette dame eut pour sœur Henriette de Verges, allié à Jean de Genevois, seigneur de Chalain, premier maître d’hôtel de Philibert de Châlon, prince d’orange, auquel ce prince donna, en 1530, en récompense de ses services, la propriété du lac de Marigny.
Louis de Verges, qui par une transaction du 30 octobre 1513, abandonna à Philiberte de Luxembourg, mère de Philibert de Chalon, ses prétentions sur la terre de Montaigu, paraît avoir été le frère de Jean de Verges.
Ce dernier ou son fils, nommé aussi Jean, acheta, en 1540, le fief que Jean Pariset, seigneur de Saint Georges, possédait à Verges et qui consistait dans la justice sur certains meix ou cens et autres droits seigneuriaux, notamment dans celui de recevoir un jambon de chaque chef de famille de Verges qui nourrissaient des porcs.
Poursuivi par Constance de Marenches, receveur générale en Bourgogne, il fut obligé de vendre, le 13 Mai 1536, sous faculté de réachat pendant quatre ans, sa seigneurie de Verges à Antoine de Laubespin, seigneur de L’Isle, L’Aigle, Macornay et Villers les Bois, gentilhomme ordinaire de l’empereur Charles V, gouverneur et capitaine du château de Joux moyennant la somme de 16 000 livres, et sa chevance de la moutonnière, à Blye, à M de Romanet, écuyer.
Profitant d’une offre plus avantageuse, il céda, le 2 décembre 1558, son droit de réméré à Philibert de Vautravers, seigneur de Domblans, charrin, gentilhomme de la chambre de l’empereur Charles V. Marguerit Perrenot de Granvelle, veuve d’Antoine Laubespin, se vit, à son grand regret, obligée de renoncer aux avantages de l’acquisition faite par son mari et de recevoir le remboursement du prix qui avait été payé.
Philibert de Vautravers, capitaine et gouverneur du val de Voiteur, fit commencer, en 1562, la construction d’un beau château à Verges et mourut en 1587 ; il fut enterré dans l’église de Domblans.
Sa veuve fit acheter le château qu’il avait commencé et y passa le reste de ses jours.
Renée de Vautravers, épouse de Claude-François de Fouchier, baron de Savoyeux, seigneur de Rans en partie, Senoncourt, l’Etoile, etc… et Charlotte de Vautravers, alliée à Bérard de Puignon, baron de Cuzy, vendirent, le 7 août 1606, du consentement de Jeanne de la Chambre, leur mère, la terre de Verges à Pierre de Fussey, seigneur de Savigny en Revermont, L’Abergement et Verdun dur le Doubs, et à Françoise Dorothée Bouton, son épouse, moyennant 18 500 livres.
Ces acquéreurs, peu satisfaits de leur nouvelle acquisition, revendirent ce domaine, le 11 septembre 1609, moyennant 21 375 livres, à Nicolas de Montrichard, veuf en premières noces, sans enfants, de N., fille de Denis de Blye, et remarié, en 1614 à Bernardine de Chauvirey.
Nicolas de Montrichard, seigneur de Verges, capitaine d’une compagnie de 200 hommes, fut nommé en 1632, capitaine du château de Saint Laurent la Roche, et défendit vaillamment cette place, en 1637, contre le vicomte d’Arpajon. Il ne capitula qu’après avoir essuyé plus de 60 volées de coups de canon.
C’est dans ce château, au moment où la peste y entassait les


VEVY






268 habitants en 1999, 300 en 2001
superficie 962 ha
altitude 520 m


Origine possible du nom : VIVISCUS.

André ROUSSET

Ce sont les romains qui, lorsqu'ils percèrent une route à travers la forêt descendant de la Côte de l'Heute, pour mettre en communication Poligny et Orgelet, amenèrent à la création du village de Vevy en construisanr un fortin pour défendre cette route.
Puis l'érection de l'abbaye de Baume contribua à hater le défrichement de cette contrée ; une charte de 1133 montre déjà que Vevy était en possession d'une chapelle, annexe de l'église de Saint Etienne de Coldres. Cette chapelle, dédiée à Saint Jean Baptiste, était desservie par un vicaire résidant à Crançot.

Un hôpital avait été bâti, à côté de l'église, par les chevaliers de la commanderie de Saint Jean de Jérusalem pour les frères de leur ordre, cet hospice disparu en 1566. Dès le 15ème siècle le fief de Vevy fut la propriété de la maison d'Ugna.
Une forteresse bâtie à l'est du village sur une éminence appelée le château fut possédée successivement par les familles de Vévy et d'Ugna. Cette forteresse fut détruite, ainsi que le village, par les troupes de Saxe Weymar en 1639.
Le fief de Vevy fut vendu le 11 Aout 1713 au chapitre de Baume.
Les maisons de Vevy étaient autrefois construites en bois aussi les incendies y étaient ils fréquents. De 1770 à 1775, une maladie épidémique et un incendie à peu près général des maisons d'habitations avaient rendu le village presque désert. Il était sur le point d'être complètement abandonné lorsque les chanoines de Baume décidèrent pour retenir le peu d'habitants qui restaient de renoncer aux corvées, banalités du four et autres droits seigneuriaux.